L’Agence du Service Civique D’action pour le Développement (ASCAD) est un établissement public créé par décret N° 122/2011/PRG/SGG du 14 avril 2011 pour mettre en œuvre le Service Civique d’Action pour le Développement (SCAD). Un service rattaché à la Présidence de la République qui contribue à répondre au manque de main d’œuvre citoyenne qualifiée et à la question de l’employabilité des jeunes guinéens. Elle est ouverte à tous les guinéens âgés de 18 à 40 ans sans discrimination aucune. La mission de l’ASCAD est de promouvoir l’éducation citoyenne des jeunes guinéens et guinéennes, de leur faire acquérir ou renforcer une qualification professionnelle en vue de faciliter leur insertion socio-économique.

Dans le souci d’avoir plus de précisions sur les services de cette entité publique réservée aux jeunes, notre rédaction a tendu son micro à trois encadreurs de cet établissement de formations et d’insertion. Lire ci-dessous : Selon Mamadou Mouctar Baldé , chef filière Plomberie et Maçonnerie, il suit les jeunes dans leur s formation de l’insertion jusqu’à la fin de la formation. « En matière de stage aussi, je suis sensé de les accompagner jusqu’à l’obtention de leur premier emploi. Ce rôle dans les deux filières : plomberie et Maçonnerie. Donc il faudrait d’abord les initiés, en les inculquant la citoyenneté et le civisme. Nous les suivons dans ce domaine pour qu’ils sachent comment il faut se comporter. Comme vous le savez dans les entreprises il est rare de recruter les personnes qui ne connaissent pas les règlements intérieurs de l’entreprise. Donc il faut les former probablement par rapport à ça. », note-t-il
S’agissant de la formation, M. Baldé a souligné que la formation se fera en fonction des métiers choisis par les jeunes qu’ils reçoivent. Ainsi, au niveau de la plomberie par exemple, les jeunes qui se sont inscrits dans cette filière sont formés et informer en les montrant les pièces parce qu’ils sont en initiation. « Nous sommes censés les suivre dans ce domaine aussi. Nous les montrons les noms des pièces et les apprendre sur une table comment gérer tout cela en présence du formateur. Donc en tant chef de filière nous protégeons tout cela en présence du formateur professionnel qui repente un guide spécifique pour eux. Et à mis parcours de leurs formations, en tant chef de filière, nous sommes sensé aussi de chercher un lieu de stage pour eux à fin qu’ils puissent être insérer à la fin de la formation. »
Parlant de son service, Mamadou Mouctar, poursuit lui en tant que chef de filière a un gradé de contact qui est en quelque sorte son adjoint. « Pour tout problème, avant que les jeunes ne me remontent l’information, Ils passent toujours par ce dernier avant moi. C’est ce dernier qui me remonte après l’information. C’est à mon tour d’agir maintenant en passant l’information à mon DCA (directeur adjoint du centre) tout se résume à ce niveau avant ma décision finale. », a-t-il dit en substance.
« C’est une erreur de dire que ceux qui ne sont pas instruit ne doivent pas être là. Nous recevons toutes les personnes vulnérables. Jeter le regard seulement sur les stagiaires qui sont là. Nous recevons ici des jeunes qui n’ont pas de parents, nous recevons aussi des jeunes qui ne peuvent pas se supporter, ils ont abandonné les études … Nous empêchons d’ailleurs l’immigration clandestine », a-t-il ajouté.

Le chef service Menuiserie Aluminium, Kaba Camara, dira pour sa part que son rôle dans ce service est de donner les cours de citoyenneté et du civisme aux volontaires. « Nous aidons ces jeunes à se former mais aussi les aider à trouver de l’emploi. Nous contrôlons aussi leur présence aux cours. Et tous se bien entre nous. Nous les traitons avec respect et courtoisie. Nous faisons très bien notre travail. Et les enfants sont permanemment suivis. Et le règlement intérieur du centre bien respecté. Je demande aux jeunes qui n’ont pas d’emploi d’emboiter les pas de ces volontaires, Car l’ASCAD est une seconde chance pour la vie », a-t-il soutenu Parlant de la présence des militaires au sein de SCAD, le Sous-lieutenant Nabe Oumar a martelé que l’ASCAD est un service civilo-militaire qui est composé des civils et des militaires. Et chaque entité à son devoir. « Nous sommes là pour instaurer la discipline. Pour parler de l’organisation d’une entité, il faut d’abord instaurer la discipline. Et la discipline permettra aux jeunes stagiaires de se faire distinguer aux autres. Donc il faut les inculquer cette valeur, c’est pourquoi nous sommes là. Les jeunes volontaires sont nos frères. Il faut instaurer la discipline avec professionnalisme en respectant leur dignité dans la cohésion. », a-t-il conclu.
Thierno Kalifatou Doumbouya

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