Les plaidoiries se poursuivent au tribunal de Dxinn délocalisé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry. Ainsi ce mercredi, 26 juin 2024, est le deuxième jour de plaidoirie pour la défense de Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba, ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara, président de la République au moment des faits.
Me Lancinet dans cette prise de parole, tente vaille que vaille à prouver au tribunal présidé par Ibrahima Sory 2 Tounkara que son client est innocent dans cette affaire.
Pour lui, Toumba a fait une contribution remarquable dans ce procès en étant sincère et loyal. « Mon client est un brillant universitaire. Il a occupé des postes de responsabilité. Il a été souvent médecin chef. Les déclarations des victimes doivent être prouver. Donc le procès pénal est un débat de preuve. Monsieur le Président, il y a un confrère qui a passé tout son temps à construire des hypothèses. On n’est pas là pour vous fournir des hypothèses. Alors les hypothèses sont fondées sur des probabilités. Il n’y a pas même de doute, il n’y a aucune preuve concernant mon Commandant Toumba », martèle Me Lancinet Camara.
S’intéressant aux propos d’un intervenant du ministère public, Me Lancinet dira que son client n’a pas déclaré qu’il était allé au stade pour sauver les leaders : « Il était parti pour chercher le président Dadis qui, souvent sortait sans lui. Et le commandant Escobar la soutenu ici devant ce tribunal, Ce sont les petits détails que le ministère public a soulevé. Comment peut-on insisté sur la présence d’une fonction qui n’a jamais existé. »
Contrairement à ses allégations du ministère public dira-t-il, pour quel intérêt il protège un pouvoir qui voulait sa tête ?
« Toumba n’était qu’un simple chef service. Ce n’était pas lui qui planifiait ses hommes. Il n’y a aucune preuve que mon commandant s’est rendu au stade avec une troupe qui était sous son contrôle. Monsieur le Président, je suis convaincu que vous ne suivrez pas le ministère public. Il fait des déclarations contraires à celui de Bah Oury et de Lounceny Fall. Monsieur président, hier je suis revenu sur des déclarations faites par le chef d’état-major général des armées. Il dit que l’armée ne disposait pas de moyens pour mettre au respect la population. » ,a-t-il mentionné en substance.
La déclaration du commandant Toumba est un sésame, soutien Me Lanciné. Avant de noter que personne ne peut le nier ici malgré que tout a été mené contre son client : « On est allé jusqu’à parler des comploteurs. Et le Président Alpha Condé a été pris pour cible. Si Alpha Condé était un comploteur et les autres membres de l’organisation de cette manifestation du 28 septembre. Ils sont allés jusqu’à dire que c’est le Président Alpha Condé qui avait choisi cette date. Même François Fall, une victime qui a comparu ici a été traité de comploteur. Quelle incohérence ? pourquoi ces prétendus complots n’ont pas été dénoncés avant ce procès. De qui se moquent-on ? nous connaissons tous l’histoire de ce pays. »
Me Lanciné a en fin demandé au Président du tribunal et ses assesseurs d’acquitter son client parce que ce dernier n’est pas l’auteur des infractions qui lui sont reprochés : « Il n’a séquestré personne, il n’a enlevé personne. En tout cas les débats l’on prouver. Il n’a pas été établit que mon client ait fourni des moyens permettant de commettre ces infractions. »
Thierno Kalifatou Doumbouya

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