CGTN Français a réalisé une émission intitulée « La force de la jeunesse : dialogue entre jeunes leaders d’opinions chinois et africains ». Présenté par Xu Zhike (Coco) et Karim Badolo, le programme a donné la parole à de jeunes leaders africains et chinois sur des sujets comme l’innovation technologique, le développement durable et la revitalisation des zones rurales. Un invité spécial nommé ChatGPT également a pris part aux échanges.

La jeunesse est le fer de lance de toute société. Elle est le symbole de l’avenir et porteuse des changements sociaux. À ce titre, sa parole et sa vision du monde comptent à tout point de vue. Dans cette dynamique, CGTN Français écoute cette jeunesse et lui donne la parole. Une émission spéciale dénommée « La force de la jeunesse : dialogue entre jeunes leaders d’opinions chinois et africains » a permis à des participants d’horizons divers de discuter autour des sujets comme l’innovation technologique, le développement durable et la revitalisation des zones rurales.

Sur le premier sujet, c’est l’intelligence artificielle qui a ouvert les débats à travers le robot ChatGPT, l’invité spécial, qui a planté le décor à travers une définition de l’innovation technologique.  « L’innovation technologique fait référence à la conception, au développement et à la mise en œuvre de nouvelles technologies ou à l’amélioration et à l’adaptation des technologies existantes pour résoudre des problèmes, améliorer des processus ou créer de nouveaux produits et services. L’innovation technologique peut transformer les industries, stimuler la croissance économique, améliorer la qualité de vie et résoudre des défis sociaux et environnementaux. Elle est souvent considérée comme un moteur essentiel de la compétitivité mondiale et du progrès humain », a expliqué ChatGPT.

En effet, l’innovation technologique est au cœur des mutations sociales. Tous les secteurs d’activités connaissent des changements significatifs grâce à l’apport de la technologie qui ne cesse d’évoluer. De nos jours, l’on parle d’agriculture intelligente, de l’e-commerce, de véhicules intelligents, d’intelligence artificielle et de travail à distance. Tout cela renvoie à l’innovation technologique qui allie efficacité et rendement qualitatif. En Chine, les exemples sont légion en matière d’innovation technologique. Moumini Coulibaly, étudiant malien en année de master à l’Université des Langues et Cultures de Beijing, a indiqué que la Chine est la vitrine de l’innovation technologique dans la mesure où elle occupe tous les domaines de la vie dans ce pays. « Dans le milieu académique, quand je prends l’exemple des plateformes auxquels nous avons recours dans nos recherches, notamment ChatGPT, c’est quelque chose de pertinent. Dans le cadre de la protection de l’environnement, nous avons des applications comme « l’énergie verte » de Alipay qui conseille contre le gaspillage alimentaire, qui montre l’importance de l’activité physique dans le bien-être. En plus de cela, la Chine a connu un grand progrès en matière de voitures électroniques », a détaillé Coulibaly.

Zhang Meijiao, journaliste de CGTN Français, a déclaré que la jeunesse chinoise a l’habitude de la vie numérisée. La vie connectée, a-t-elle précisé, se manifeste dans de nombreux domaines comme l’appartement intelligent. « Les jeunes aiment bien rendre leur appartement plus intelligent avec des appareils électroménagers et des systèmes de sécurité intelligents. Grâce à la connexion internet et au contrôle intelligent, on améliore le confort de la vie domestique. En plus, nous avons des services numériques qui rendent notre vie plus facile, tels que l’apprentissage en ligne et la consultation médicale à distance », a-t-elle expliqué. Parfois, a-t-elle argué, quand elle se sent mal à l’aise, elle consulte un médecin spécialisé sur le site de télémédecine en ligne. « Si ce n’est pas nécessaire, je ne vais pas à l’hôpital. Cela me permet de gagner non seulement du temps, mais aussi d’éviter les infections croisées », a précisé Meijiao.

Gérard Njoya, journaliste à Actu Chine-Cameroun, a laissé entendre que les Chinois ont apporté la technologie dans le secteur des infrastructures, de la téléphonie mobile, du commerce et des énergies renouvelables au Cameroun. « L’avènement de la technologie chinoise a induit une valeur ajoutée dans la création de l’emploi au Cameroun. Cela a facilité l’insertion professionnelle qui est l’un des indicateurs de développement d’un pays. La société China Highway Engineering qui a construit le port autonome de Kribi a apporté une technologie nouvelle maritime entre le Cameroun et le reste du monde. Les nouvelles technologies chinoises impactent significativement les secteurs d’activités au Cameroun », a souligné Gérard Njoya. Pour sa part, Ababacar Niang, entrepreneur sénégalais basé à Yiwu en Chine, l’innovation technologique est très fondamentale pour toute entreprise qui se veut compétitive. L’innovation technologique, a-t-il dit, continue en Chine, ce qui oblige les entreprises à adopter des démarches réactives.  « Dans le domaine de l’entrepreneuriat en Chine, il faut innover, sinon on court le risque de disparaitre. Tout va tellement vite qu’il faut chercher à innover par rapport aux produits, aux services et au marketing », a-t-il ajouté.  Tefiniaina Rakotovazaha, ingénieur malgache, a insisté sur la nécessité de former les jeunes aux nouvelles technologies d’autant plus qu’ils incarnent le dynamisme de chaque société. Travaillant sur un projet relatif à la connectivité des infrastructures et des savoirs entre les régions de Madagascar et d’autres pays comme la Chine, il a affirmé la nécessité de rendre la connaissance disponible à tous les niveaux pour que le développement soit une réalité à la ville comme à la campagne.

Quant au deuxième sujet relatif au développement durable, il a été appréhendé par l’invité spécial ChatGPT comme englobant un large éventail de domaines visant à garantir la prospérité actuelle tout en préservant les ressources et les possibilités pour les générations futures. Cela renvoie la gestion responsable des ressources naturelles, la réduction de la pollution, la promotion de l’égalité sociale, la protection de la biodiversité, l’utilisation des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique, la promotion de l’éducation, la santé et le bien-être, ainsi que la création d’économies résilientes et inclusives. Dans l’ensemble, les invités ont souligné l’importance d’une gestion rationnelle des ressources pour assurer l’avenir de l’humanité. Ils ont loué l’impératif de renforcer les mécanismes de coopération entre l’Afrique et la Chine dans la préservation des forêts et dans le partage d’expériences en matière de développement durable. Innovation dans le secteur agricole, protection des forêts et promotion du développement vert ont été, entre autres, les points clés qui doivent soutenir le développement durable en Afrique. Tricya Musansi Basilubo, journaliste au quotidien Le Forum des AS en République démocratique du Congo a indiqué que son pays et la Chine ont une coopération importante dans le secteur des énergies renouvelables. Elle a cité notamment le cas du barrage hydroélectrique de Busanga dans la province du Kolwesi qui a non seulement apporté de l’électricité aux populations, mais a aussi créé des emplois.

À propos du troisième sujet sur la revitalisation des zones rurales, les participants aux échanges ont insisté sur le fait qu’elle vise un développement inclusif en donnant une dimension attractive aux campagnes. Pour ChatGPT, la revitalisation rurale s’inscrit dans une dynamique d’exploitation du potentiel souvent sous-estimé des régions rurales en termes de ressources naturelles, d’agriculture, de tourisme et de développement économique local. « En renforçant les économies locales, en améliorant les infrastructures et les services, et en soutenant les communautés locales, la revitalisation rurale cherche à créer des environnements plus viables et attractifs pour les habitants et les entreprises rurales », a soutenu ChatGPT.

Ababacar Niang du Sénégal a salué l’exemple de la revitalisation rurale en Chine qui a hissé les zones reculées à un niveau de développement exemplaire. Un cas d’école qui peut, selon lui, inspirer les pays africains. Zhang Meijiao a pris l’exemple du comté de Rongjiang, dans le sud de la Chine, qui a essayé plusieurs initiatives de revitalisation qui se sont révélées infructueuses. En fin de compte le comté s’est tourné vers l’organisation d’un tournoi de football intitulé « Super League ». L’expérience a suscité un attrait de la localité sur les réseaux sociaux, ce qui a drainé plus de sept millions de touristes dans le comté.  Tefiniaina Rakotovazaha a pris l’exemple de kiosques numériques installés en milieu rural afin de permettre aux agriculteurs malgaches d’avoir accès facilement à l’engrais et aux outils agricoles. Il a cité aussi l’aménagement de pistes rurales dans les campagnes de Madagascar pour désenclaver les différentes localités. En un mot, la revitalisation rurale est un pilier incontournable du développement socioéconomique en Afrique. Elle mérite d’être bien structurée pour révéler le potentiel inexploité des campagnes africaines.

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