A part les questions sur la situation sociopolitique et économique du pays, l’une des questions qui a été abordée par le Premier ministre lors de sa conférence de presse de ce vendredi 10 mai 2024, figure la question de l’immigration clandestine où plusieurs jeunes y trouvent la mort pendant la traversée. Le dernier cas en date est le naufrage survenu au Sénégal où plusieurs jeunes guinéens y ont trouvé la mort. Une situation que déplore le Premier ministre Amadou Oury Bah.
« Cette question de l’immigration clandestine est un grand problème pour notre pays. Ce n’est pas simplement dire ne sortez pas. C’est la raison pour laquelle il faut construire le pays, construire un espoir pour que les jeunes gens sachent qu’ils ont un avenir ici. Certes la situation est aujourd’hui difficile, mais avec l’aide de Dieu dans quelque temps, les choses vont s’améliorer de manière substantielle.
Nous avons aujourd’hui près de 3000 de nos jeunes qui attendent d’être rapatriés du côté du Niger. 1200 du côté de l’Algérie, 400 du côté de l’Égypte. Des milliers qui sont dans les camps en Italie sans compter ceux qui sont aux États-Unis. C’est une hémorragie pour notre pays. Si les éléments les plus dynamiques comme la jeunesse ne croient pas en l’avenir, s’expatrier comme si c’est une nouvelle traite qui est en train de s’opérer en 2024. C’est les forces les plus constructives, les plus valides qui partent, c’est un sérieux problème », a fait savoir le PM, à l’endroit de la jeunesse pour une prise de conscience, avant d’ajouter : « Certainement beaucoup d’entre eux m’écoutent, je dois leur dire avec l’aide de Dieu, d’ici 2 ans, 3 ans, vous allez voir qu’il y aura le reflux de ceux qui étaient partis. Parce qu’ils verront de manière effective, s’ils ne rentrent pas maintenant, ils sont en train de prendre du retard. La Guinée dans les 3 ; 4 années à venir ne sera plus la Guinée telle qu’elle se présente aujourd’hui. À ceux et à celles qui ont de l’ambition, restez, travaillez, prenez de la peine, prenez des risques pour investir, pour vous développer. Et ceux qui sont partis accumuler le savoir-faire, accumuler le savoir technique pour être de manière beaucoup efficients. La Guinée ne doit pas être un pays exportateur de main-d’œuvre qui nous impacte de la manière la plus négative », a déclaré le Premier ministre.
Balla Yombouno

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici