Le ministre du Travail de la Fonction publique, Faya François Bourouno accompagné des cadres de son département était vendredi 5 avril 2024, dans les locaux de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), sis dans le quartier Boulbinet, dans la commune de Kaloum à Conakry.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la première prise de contact entre les cadres dudit département et le mouvement syndical guinéen. Une occasion mise à profit par les syndicats pour attirer l’attention du nouveau ministre sur des conventions tripartites signées entre le gouvernement, le patronat et le mouvement syndical. Des conventions que le mouvement syndical considère être piétinées par certains cadres de l’administration publique.
Au nom du mouvement syndical guinéen, le coordinateur général du mouvement syndical guinéen, Abdoul Aziz Camara a plusieurs doléances dont entre autres « l’application intéarale des accords collectifs signés entre le Gouvernement, le Patronat et le Mouvement Syndical Guinéen ; le payement régulier de la subvention des Centrales Syndicales, à l’instar des autres institutions de la république et la régularisation des arriérés qui s’élève aujourd’ hui à dix milliards cing cent millions GNF (10.500.000.000 GNF) ; la protection sociale des Travailleurs en activité et des Retraités ; le payement de la pension des retraités de la CNSS conformément au taux appliqué à la CNPS ; le fonctionnement de la Commission Consultative du Travail et de Conseils ; les préparatifs du 1 Mai, féte internationale du Travail ; de l’octroi des Passeports de Service aux membres des Secrétariats Exécutifs des Centrales syndicales pour les voyages officiels ; la participation des représentants Travailleurs à la 112ème session de la Conférence Internationale du Travail en Juin prochain ; la prise en compte des avis et propositions syndicales dans la formulation et la mise en aeuvre des politigues publiques ; l’amnélioration des conditions de vie des populations en général et des travailleurs/ses en particulier (baisse du coût de la vie .. ) ; la ratification et application effective de certaines Conventions de I’O.I.T… »
A cela s’ajoutent, dira-t-il, d’autres préoccupations relatives au blocage des salaires des fonctionnaires, des cas de substitution ainsi que des cas doublons au niveau de la fonction publique guinéenne.
« Pour toutes ces questions d’importance majeure pour les travailleurs, le Mouvement Syndical Guinéen a élaboré et déposé auprès de Monsieur le Premier Ministre un Mémorandum assorti de propositions réalistes et réalisables qui appellent une attention soutenue du Gouvernement en vue de consolider la paix sociale si fragile aujourd’hui dans notre pays. Nonvaincus que c’est seulemnent par un dialogue social sincêre, basé sur l’anticipation que nous pouvons faire l’économie des conflits majeurs dans le monde du travail. Nous en avons la capacité pour autant que toutes les parties concernées, s’engagent véritablement dans cette voie de salut, bénéfique à toute la nation », a souligné le Camarade Abdoul Aziz Camara.
En réponse au discours du mouvement syndical guinéen, le ministre Faya François Bourouno fera savoir que toutes condoléances présentées seront traitées point par point. Il a par ailleurs appelé que la présente visite n’est ni une visite de travail, ni une séance de négociations, ni de dialogue. « Mais plutôt une prise de contact avec le mouvement syndical. Parce que je ne peux pas commencer à travailler sans rencontrer les acteurs clés du ministère dont le mouvement syndical qui est un partenaire incontournable du département du travail et de la fonction publique. Car, vous n’êtes pas là que pour la revendication, mais vous êtes là aussi pour la gouvernance du travail dans le pays ».
Dans cette optique, le ministre du Travail et de la fonction publique a partagé avec le mouvement syndical, la vision des autorités actuelles en leur tête le Général du corps d’Armée, Mamadi Doumbouya qui, selon lui, en déclinant la vision de gouvernance de cette transition a défini trois axes prioritaires : le social ; l’économie et le politique. Une vision qui, selon François Bourouno cadre parfaitement avec les objectifs syndicaux même qu’avec les objectifs d’autres acteurs.
C’est pour, dit-t-il, combien de fois vos actions, vos objectifs sont priorisés dans l’agenda du gouvernement actuel. Même si les interprétations et les perceptions peuvent différer parfois.
« Je ferai tout pour qu’il ait une franche collaboration entre vous et nous. Cela en créant un climat de confiance mutuelle entre nous. Ce que je peux faire, je vous le dirais sans tabou, et ce que je ne peux pas faire on fera des efforts pour se comprendre. Mon objectif derrière tout ça, c’est de renforcer notre partenariat et de restaurer la confiance en respectant les engagements… »
Youssouf Keïta

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