Ce vendredi 15 mars, il y avait de l’émotion en l’air à la cérémonie de passation de service au ministère du Travail et de la Fonction publique. En passant le témoin à son successeur, François Bourouno, Julien Yombouno en est venu aux larmes. L’ancien ministre se plaignant à l’occasion des calomnies, dénigrements et même d’une attaque qu’il a très récemment essuyée à son domicile, en raison des « réformes téméraires » qu’il dit avoir menées ou portées.
Une des calomnies dont il semble se plaindre, c’est à propos des frais du concours qu’il n’a finalement pas pu organiser. Il est vrai qu’à propos des 100 000 GNF qu’on demandait aux candidats, il y a beaucoup d’interrogations dans la cité. Certains y avaient notamment vu une manœuvre visant à mobiliser des ressources. Or, rétorque aujourd’hui Julien Yombouno, « près de 13 milliards GNF de frais de concours sont domiciliés dans un compte au trésor public ouvert à cet effet, avant même que le premier montant ne commence à être versé par les candidats. Vous pouvez consulter la direction générale du trésor »
Sur d’autres paramètres de ce concours, il dit avoir un tel écrémage que seuls les candidats authentiquement habilités à postuler devraient passer le concours. Il se serait particulièrement intéressé aux diplômes en vue de s’assurer de l’authenticité de ceux-ci. Ce travail de tri en était à 62 %, avant la dissolution du gouvernement. Pour 2024, il portait les projets suivants :
La présentation et l’adoption probable du code du travail révisé, du code de la sécurité sociale révisé, la loi 027 portant statut général des agents de l’État, entre autres ;
La rentrée en vigueur du système de couverture médicale et d’assurance maladie de tous les travailleurs du secteur public et de leurs représentants à ratio de 80% à partir d’août 2024 conformément au protocole d’accord de novembre 2023.
La poursuite des travaux de construction du siège de la CNPS à Koloma,
Comparant tous ces chantiers aux attaques qu’on lui aurait réservées, il n’a su retenir ses larmes. La gorge nouée et la voix tremblante, il déclare ainsi sur le ton de la plainte : « voilà donc autant de réformes et d’actions téméraires qui attirent sur ma personne et les membres de ma famille, des calomnies, des dénigrements, des campagnes de désinformation, de d’intoxication et surtout des menaces de mort. Ainsi en est-il, dans la nuit du 29 février au 1er mars 2024, trois individus en tenue militaire non identifiés ont voulu ôter ma vie et celle de ma famille ».
Heureusement, conclut-il : « Les autorités militaires informées ont pris des dispositions et c’est sur ce fait que je suis actuellement. Mais Dieu est grand ».
Balla Yombouno

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