A l’occasion du mois de la femme, le Ministère du plan et de la coopération internationale (MPCI) à travers le service genre et équité a organisé, ce mercredi 6 Mars à Conakry, une conférence débat. Présidée par le Chef de cabinet dudit ministère, Abdoulaye Fofana, la rencontre a connu la présence d’une trentaine de cadres dont 17 femmes.

Dans son discours de bienvenue, la Cheffe de service Genre et équité, Madame Maka Edith Holie, a exprimé sa reconnaissance au Secrétaire général du MPCI, Mamoudou Touré et à tout le cabinet pour le soutien qu’ils ne cessent d’accorder à son service.

« A l’occasion du mois de la femme, nous vous informons que l’étude sur les violences faites aux femmes et filles réalisée par le projet SWEDD en 2021 dévoile des prévalences toujours inquiétantes sur les conditions de la vie des femmes et filles en Républiques de Guinée. Cette étude démontre que les violences conjugales ont augmenté de 2% par an de 2016 à 2021 », déplore Madame Holie. Elle soutient que l’organisation de cette journée rentre en droite ligne dans la mise en œuvre des recommandations internationales mais également du document de politique nationale genre de notre pays.

De son côté, le Chef de cabinet a, au nom du Secrétaire général, félicité le service genre et équité pour leur engagement dans la lutte contre les violences basées sur le genre dont sont victimes aussi bien les femmes mais aussi les hommes. Selon Abdoulaye Fofana, certains hommes sont aussi victimes de violences de violences de la part des femmes même si cela n’est pas souvent mis à la place publique.

Il encourage les uns et les autres à redoubler d’efforts pour avoir zéro VBG au MPCI, zéro VBG en Guinée.

« En tant que planificateur du développement, allons-nous intégrer les fameuses questions du genre dans nos études de planifications pour une bonne formulation de nos stratégies de développement tout en incluant cette question sur les VBG », s’interroge M. Fofana.

Tout en rappelant que notre pays s’est formellement engagé à prendre en compte la question du genre dans nos stratégies de développement économiques et social. Il fait allusion à la déclaration et le programme d’action de Beijing en 1995 et la conférence internationale sur la population en 1994.

Il affirme que la question des VBG est une préoccupation majeure pour tous les gouvernants dans la perspective d’un développement durable et harmonieux des pays.   

Abdoulaye Fofana met un accent sur la nécessité de respecter les droits de chacun comme le stipule la charte africaine des droits de l’homme et des peuples-Maputo2023.

Alhassane Barry

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