Après la nomination de l’économiste, Amadou Oury Bah dit Bah Oury, les réactions fusent. Notamment du côté des leaders politique. Si les uns approuvent et fondent espoir sur cet ancien ministre de la réconciliation, les autres soutiennent que la Guinée n’a pas un problème de Premier ministre.

Le président du parti Mouvement démocratique libéral (MODEL), Aliou Bah est de ceux-là. D’après lui, ce n’est pas un problème de personne mais la manière par laquelle cette nomination est intervenue laisse à désirer.

« Depuis le début de la transition, on a eu trois PM, est-ce-que cela a changé quelques choses, je ne le pense pas. C’est plutôt le mode de fonctionnement du CNRD qui dirige la transition qui pose problème. Ce n’est pas le fait d’avoir un PM d’un bon ou mauvais profil. Si un PM ne décide pas, si un gouvernement ne décide pas ça ne sert à rien d’en avoir juste pour le décor. Puisque c’est le CNRD qui prend les décisions dans un contexte dont on n’a beaucoup la maitrise », laisse entendre M. Bah. Il soutient : « Si non, les premiers ministres qui se sont alignés, sur le plan technique, professionnel et intellectuel on ne peut pas douter de leur compétence pour diriger une primature ».

Il émet le souhait de voir les autorités de la transitions (CNRD) doivent laisser la marge à un Premier ministre d’agir. Puisque, selon lui, Bah Oury est celui qui a soutenu toutes les décisions du CNRD quasiment depuis le début, sa nomination est la continuité de l’esprit du CNRD.

« Maintenant, après sa nomination, est-ce qu’il peut revenir au Bah Oury d’antan qui porte ses valeurs et qui défend les valeurs démocratique, seul l’avenir nous le dira », prédit le numéro un du parti MODEL.

Pour rappel, les autorités de la transition guinéenne et la CEDEAO ont conclu un accord sur le chronogramme de la transition qui prend fin en décembre 2024. A moins de 10 mois de cette échéance, Aliou Bah affirme que le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas une priorité et cela ne fait aucun mystère. Puisque qu’aucun acte allant dans ce sens n’est posé. Pour lui, les engagements du Général Doumbouya mais aussi l’accord dit dynamique avec la CEDEAO ne semble pas sur la bonne perspective. Aliou Bah conclut en indiquant que : « Ceux qui doivent assumer cette responsabilité de tout ce retard, de tout ce dysfonctionnement c’est bien entendu le CNRD qui, seul, décide de ce qu’il faut faire par rapport à la transition ».

Alhassane Barry

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