La journée internationale tolérance zéro des mutilations génitales féminin a été célébrée en différé ce vendredi, 09 février 2024 à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry à travers un panel présidé par Aicha Nanette Conté, ministre de la promotion féminine et des personnes vulnérables. Une occasion également pour eux de revenir sur les acquis enregistrés dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

Ce Panel a été animé respectivement par Pr Hassane Bah, médecin légiste, Hadja Mariama Djelo Barry, ancienne ministre de l’affaire sociale et du travail et Francesco GALTIERI représentant de l’UNPA en Guinée.

Pr Hassane Bah, médecin légiste, un des panelistes a souligné que les mutilations génitales féminines on des conséquences graves chez les jeunes filles. « Dans la nouvelle constitution que nous sommes en train de rédiger, il y a une partie importante qui est dédiée à la lutte contre les violences sexuelles et les mutilations génitales féminin. Donc c’est une préoccupation pour le Conseil national de la transition et le gouvernement. Nous allons jouer notre partition en élaborant des textes qui vont nous permettre de protéger cette couche. Et quant à l’application de ces textes, c’est un autre débat. », dira-t-il  

 Pour   la ministre, de la Promotion féminine et des personnes vulnérables, Aïcha Nanette Conté, désormais, tous ceux qui vont travailler dans le domaine des mutilations génitales féminines, de la protection des enfants ou des femmes vulnérables, auront des comptes à rendre, parce que toutes ces institutions ont reçu des agréments du ministère de la l’administration du territoire et de la décentralisation pour opérer avec le peuple de Guinée.

Elle s’est également    aux institutions et ONG en ces termes : « Vous n’êtes pas des juges des institutions qui doivent nous demander des comptes, plutôt c’est à nous de vous demander des comptes.   Vous avez dit que vous allez protéger notre population à travers vos actions.  Qu’est-ce que vous avez fait ? Depuis que je suis là, je n’ai pas encore vu le rapport d’une seule ONG.  Désormais le rapport sera demandé et nous allons retirer les agréments en cas de manque de résultats. »

Plus loin, elle a souligné que les ONG ne peuvent pas exister sans résultats en la matière année après année. Avant d’invité chacun à prendre ses responsabilités parce que très prochainement, elle veut voir ce que chacun fait sur le terrain en matière de la protection et de la promotion des droits de chaque entité du département du ministère de l’action sociale, de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables. Avant d’ajouter : « Donnons nous les mains et nous allons ensemble écrire les prochaines stratégies pour sortir du   phénomène de mutilations génitales féminines ».

      Thierno Kalifatou Doumbouya

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