A la faveur d’un point de presse ténu ce mardi 6 Février à Conakry, la ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Rose Pola Pricemou a clarifié les raisons de la ténue de la table ronde des bailleurs pour le financement du programme de référence intérimaire (PRI). Elle était entourée du ministre du Budget, Docteur Lanciné Condé, du représentant résident du PNUD et celui de la Banque mondiale.

Devant les hommes de médias, Dame Pricemou soutient que cette initiative majeure des autorités de la Transition est alignée sur des stratégies de développement de grande envergure, y compris la Vision Guinée 2040, les Objectifs de Développement Durable (ODD) pour 2030, la Vision 2050 de la CEDEAO, et l’Agenda 2063 de l’UA.

Sans oublier que le Programme de Référence Intérimaire (PRI) de la République de Guinée 2022-2025 est une suite au Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) 2016-2020. Celui-ci vise à opérationnaliser la feuille de route du gouvernement dans divers secteurs, à établir un cadre unifié pour l’allocation des ressources, et à offrir un support pour le dialogue avec les partenaires au développement. Mais aussi un cadre de suivi et d’évaluation de l’action publique pendant la période de transition.

Dans ses explications la Ministre Rose Pola a indiqué que l’objectif de la Table Ronde des Bailleurs est de présenter aux bailleurs les priorités de développement, d’obtenir leur adhésion aux choix stratégiques, et de mobiliser des ressources additionnelles pour financer les projets clés et d’assurer aussi le suivi et l’évaluation de l’action publique pendant la période de transition.

 » La finalité de ce programme de référence intérimaire est non seulement de décliner la feuille de route du gouvernement, mais aussi de disposer d’un référentiel qui nous permet d’agir avec les partenaires au développement, d’avoir un cadre de travail unifié pour harmoniser l’action gouvernementale. Ce programme de référence intérimaire vise également à doter le gouvernement d’un support de dialogue et de définir un cadre de suivi d’évaluation de l’action publique. Il s’agit de l’outil d’opérationnalisation de la feuille de route du gouvernement. La stratégie d’intervention de ce programme de référence intérimaire est la réponse des autorités à trois (3) défis : institutionnel, infrastructurel et transformationnel », a laissé entendre Rose Pola Pricemou.

Avant d’ajouter que : « D’un point de vue général, le programme de référence intérimaire vise à contribuer à l’avènement d’une Guinée plus résiliente aux facteurs de fragilités, à l’avènement d’une Guinée libre et prospère ».

Elle n’a pas manqué de rappeler que le coût total du PRI est de 108 000 milliards de Francs Guinéens, soit environ 12,273 milliards de dollars américains. Alors que la capacité nationale de mobilisation des ressources publiques devrait atteindre 72% de ce montant. D’où l’urgence de chercher le gap des 30.000 milliards Gnf soit 3,4 milliards de dollars à travers les partenaires bi et multilatéraux.

 » Le coût total du PRI est de 108 000 milliards de Francs Guinéens, soit environ 12,273 milliards de dollars américains. La capacité interne pour mobiliser ces ressources est de 78 000 milliards gnf soit 72% du coût global. Il en ressort que nous avons besoin de financement de 30 000 milliards gnf soit 3,400 milliards gnf de dollars « , a –t-elle préciser.

Répondant aux questions des hommes de médias, la conférencière déclare : « Sur quoi les bailleurs vont se prononcer ? Ce sont plus de 60 fiches de projets dont 26 avec études de faisabilité. Sur ces engagements, nous espérons que les bailleurs vont sortir des annonces pour que nous puissions engager directement la mise en œuvre de ces projets qui seront présentés « .

A cette rencontre de haut niveau sont attendus les membres du gouvernement, des hauts cadres de l’administration guinéenne, des investisseurs privés nationaux, la diaspora guinéenne, les organisations de la société civile et les médias nationaux. Mais aussi des partenaires bis et multilatéraux, des organisations internationales, des investisseurs privés internationaux, des ONG internationales, des fonds souverains et des personnes ressources.

Alhassane Barry

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