Le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale à travers le bureau d’appui à la coopération avec l’Union européenne (BACUE) a organisé ce vendredi 2 janvier 2024 à Conakry, un atelier de vulgarisation du nouvel instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (NDICI). L’instrument qui remplace désormais le Fonds Européen pour le Développement (FED). Objectif informer les acteurs guinéens en général et les cadres du MPCI ainsi que les points focaux des ministères en particulier sur le Nouvel Instrument de Voisinage, de Coopération au Développement et de Coopération Internationale.

Cette rencontre a connu la présence d’une trentaine de hauts cadres des départements sectoriels en plus des représentants de la délégation de l’Union européenne.

Dans son discours de bienvenue, la Directrice générale du BACUE, Madiamba Kandé a remercié la ministre du plan et de la coopération internationale, Rose Pola Pricemou et l’ensemble des membres du gouvernement pour l’intérêt qu’ils accordent au développement du partenariat entre la République de Guinée et l’Union européenne. Elle a exprimé aussi toute sa reconnaissance au chef de la coopération de la délégation de l’Union européenne, Juan Jose Villa Chacon et son institution pour les efforts soutenus dans l’accompagnement du BACUE.

Dame Kandé soutient que cet atelier est le préalable aux rencontres prévues dans le cadre du suivi de la bonne mise en œuvre des projets et programmes découlant des différentes conventions de financement signé par le gouvernement guinéen à travers le MPCI. Elle fonde espoir qu’au sortir de l’atelier, les participants seront mieux outillés pour l’usage de ce nouvel instrument de financement, le NDICI.

Le chef de la coopération de la délégation l’Union Européenne, Juan José Villa Chacon a dit que les partenaires ont renforcé les engagements dans des domaines prioritaires dans ce nouvel accord. « Le 15 novembre dernier, l’UE et ses États membres ont signé avec les membres de l’organisation des États Afrique, des caraïbes et du pacifique (DEACP) un nouvel accord de partenariat qui sert de cadre juridique global à nos relations pour les vingt prochaines années. Cet accord qui succède à l’accord de Cotonou est dénommé accord de Samoa. L’accord s’applique provisoirement depuis 1er janvier 2024 et entrera en vigueur après ratification par toutes les parties. La négociation de cet accord a été longue et intense, tout en capitalisant sur l’expérience acquise de la mise en œuvre de l’accord de Cotonou. Des renseignements ont été tirés dans le but de produire des résultats mutuellement bénéfiques sur des questions d’intérêts communs dans le cadre d’un partenariat entre égaux », a indiqué M. Chacon. Il poursuit en disant que : « L’accord de Siamoa modernise considérablement la coopération et élargit la portée et l’ampleur des ambitions de l’UE et de l’OEACP en vue de mieux relever les défis actuels et à venir. Les partenaires ont renforcé leurs engagements dans des domaines prioritaires tels que les droits humains, la démocratie et la gouvernance, la paix et la sécurité, le développement humain, qui englobe la santé, l’éducation et l’égalité entre les hommes et les femmes, ainsi que l’environnement, le changement climatique, le développement et la croissance durable, la migration et la mobilité. L’accord comporte également une dimension régionale et une structure de gouvernance nouvelle et renforcée, adaptée aux besoins de chaque région ».

D’après lui, « Ce nouvel accord qui nous lie pour les vingt prochaines années représente également un changement de paradigme du point de vue financier. Le fonds européen de développement va disparaître progressivement au fur et à mesure que ses programmes seront clôturés. Désormais, les actions de partenariat et coopération avec l’OEACP sont financées par le budget de l’UE et par l’intermédiaire de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (NDICI) ».

Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général du ministère du Plan et de la coopération internationale, Dr Mamoudou Touré il a au nom de la ministre du Plan et de la Coopération Internationale exprimé sa reconnaissance et sa satisfaction envers l’Union européenne pour la mise en place de ce nouvel accord et leur soutien indéfectible à la Guinée pendant les moments de crise. « Les autorités de notre pays à leur tête le Général Mamadi Doumbouya ont instruit au ministère du plan et de la coopération internationale, notamment à madame la ministre de redynamiser l’axe de coopération entre la Guinée, les partenaires multilatéraux. Au nombre de ces partenaires multilatéraux, nous avons l’union européenne qui est un ensemble de pays de plus de 60 millions d’habitants. Pour mieux encadrer la coopération avec ce grand ensemble, la Guinée avec d’autres pays des Caraïbes et du Pacifique se sont entendus pour élaborer un document. Ce document initial a été élaboré en 1975. Ensuite, il y a eu un autre document qui a été élaboré qu’on a appelé l’accord de Cotonou, qui a été signé à Cotonou au Bénin. Et au terme de cet ancien accord il était question d’aller vers un nouvel accord pour continuer à guider la coopération à la fois dynamique et très fructueuse entre l’UE et la République de Guinée ».

 M. Touré soutient que : « Ce document témoigne aussi l’amitié et la fraternité que nous entretenons avec l’Union Européenne dans le cadre du respect mutuel et d’un certain dynamisme. Au nom de madame la Ministre du plan et de la coopération j’exprime toute notre reconnaissance et notre satisfaction à l’Union Européenne à travers sa présence à toute épreuve pour aider les autorités à mettre en œuvre de politiques publiques. Mais aussi pour le fait qu’il soit aussi régulièrement à côté des populations, notamment pendant les périodes de crise tel que ce qu’on a connu récemment suite à l’incendie malheureux intervenu au niveau du dépôt de l’hydrocarbure de Kaloum ».

Alhassane Barry   

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