Ce jeudi, 25 Janvier 2024, le centre d’innovation et de recherche pour le développement (CIRD) a servi de cadre à la dédicace du troisième ouvrage du journaliste, Elhadj Ibrahima Barry. Plusieurs hauts cadres guinéens dont des journalistes et des écrivains étaient présents à cette rencontre riche en couleur et en enseignement.

Le modérateur du jour, notre confrère Ousmane Tounkara de HADAFO Medias a présenté l’auteur. D’après lui, M. Barry est né en 1951 à Tougué. Il est titulaire d’une licence en Histoire et philosophie de la 8ème promotion appelé promotion MAO, de l’Université de Kankan. Il a été successivement journaliste, rédacteur en chef, directeur des programmes à la RTG, Chef de cabinet au Ministère de l’Information et de la Communication, Directeur général de la radio rurale et directeur du centre de perfectionnement avant de faire valoir ses droits à la retraite. Ce doyen de la presse guinéenne a été aussi de 1977 à 1990 Chef d’émission destinée au monde rurale de la RTG. Ibrahima Barry a également été secrétaire général de l’OGUIDEM et président de la commission d’octroi des agréments. Sans oublier qu’il a aussi formé et continue de former des cadres en journalismes.

Des témoins soutiennent que Ibrahima Barry a été un acteur majeur dans le processus de libéralisation des ondes dans notre pays.

Amis d’enfance de l’auteur, Ousmane Oulenko Diallo a préfacé l’ouvrage. « M. Barry est un ainé avec qui j’ai eu le même tuteur au moment où on était très jeune et il nous a enseigné en 4ème année à l’Université. Je suis très fiers d’être son produit« , témoigne –t-il.

Dans le même sillage, Boubacar Bah dit MAO remercie l’auteur pour la qualité de l’ouvrage. Il soutient que la Guinée a besoin des hommes et des femmes qui disent la vérité et qui combattent l’injustice, l’ethnocentrisme, l’extrémisme religieux et politique. Et d’après lui, Elhadj Ibrahima Barry est l’un de ceux-là.

Pour notre confrère Alpha Abdoulaye Diallo, directeur de publication du journal lepopulaire, le volume importe peu. C’est le contenu qui est extrêmement intéressant. Puisque selon lui, le titre est évocateur et c’est une question sensible. Il encourage les uns et les autres à témoigner et à prendre position. M. Diallo estime que l’auteur n’a fait que son devoir étant témoin puis observateur du système politique guinéen depuis l’indépendance.

Enfin, Ibrahima Barry se réjouit de ses témoignages à son égard et dit avoir constaté l’absence de franchise à plusieurs niveaux de la vie nationale. Il soutient que l’ouvrage de 114 pages est une synthèse des systèmes politiques de la Guinée destinée à faciliter la lecture mais aussi à provoquer un débat autour de cette question. L’enseignant rappel qu’il a obtenu son diplôme en 1975, près de dix avant la mort du président Sékou Touré. Il déplore le fait de modifier le système politique d’un pays chaque dix ans puisque selon lui, c’est du gaspillage d’énergie, de ressources et autres.

L’ouvrage relate, d’après lui, chronologiquement ce que chaque régime a fait dans le pays et pour le pays. Ce qui est bien et ce qui est moins bien. Une façon d’attirer l’attention des gouvernants actuels sur le fait que l’ethno stratégie est aussi nocif que la corruption et la gabegie. Dire la vérité et lutter contre le mal en le dénonçant sans oublier que l’histoire de la Guinée ne commence pas après l’indépendance.

L’auteur suggère également dans ce livre des pistes de solutions pour dépasser ce stade. Du moment où le fait de pister les compétences résous beaucoup de problèmes.     

Alhassane Barry et

Alpha Saliou Diallo

Photos : Lamine Sylla

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