Les mariages précoces, les mutilations génitales féminines, les mariages forcés sont entre autres des violences que subissent les femmes en Guinée et dans le continent africain. Et cela a  de graves conséquences sur la santé sexuelle et reproductive des victimes. Notamment des grossesses non désirées, des avortements dangereux, fistules traumatiques, des infections sexuelles transmissibles comme le VIH sida, conduisant parfois à la mort.

C’est pour réduire, voire éradiqué ces fléaux que le Ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et des personnes vulnérables a, à travers la direction générale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables a, organisé ce samedi, 30 décembre 2023,  une journée de sensibilisation dans les cinq communes de Conakry. Une façon pour le département de non seulement sensibiliser les citoyens, mais également inculqué dans la tête des victimes les méthodes de dénonciation qui devront apporter un plus dans cette  lutte.

Les représentants des directions communales de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables de Dixinn, de Hadja Saran Diabaté de Ratoma ont à tour de rôle exprimé leur adhésion pour  lutte contre ces pratiques.

Pour eux, les violences basées sur le genre sont d’actualité et les mariages précoces sont devenus des attitudes récurrentes dans les sociétés à commencer dans les familles jusqu’au-delà. Ils pensent  qu’il faut y avoir une prise de conscience au niveau de la couche juvénile et féminine pour trouver des approches qui devront contribuer à  freiner ce fléau dans notre pays.

Des accents ont été fréquemment mis sur l’arrêt à ces pratiques (mutilations génitales féminines, les mariages forcés etc.) et jusque-là, ces pratiques perdurent dans nos sociétés. D’où, l’organisation de cette journée dans la capitale pour sensibiliser et conscientiser les citoyens de s’en débarrasser.

« Nous ne pouvons pas dire que nous sommes ravi du résultat, mais nous sommes en train de faire le nécessaire pour atteindre le but visé. Cela, en passant par les méthodes de sensibilisation et de l’information des communautés dans les langues du pays  pour qu’il ait un sursaut national devant permettre de trouver des approches qui pourront endiguer ce fléau » ont-ils dit.

Comme pour dire que seule une prise de conscience collective et des efforts de taille en faveur des victimes permettront de mettre définitivement un terme à la pratique des VGB et le mariage précoce.

Participant à la journée de sensibilisation, Mariame Mato Bangoura a noté que dans les communautés, d’aucun pense que quand on parle des violences basées sur le genre, ce sont seulement les femmes qui sont concernées. Hors, selon elle, les VBG concernent non seulement les hommes, mais aussi les femmes de différentes manières. Notamment, psychologique chez les hommes et souvent physique chez les femmes. Mais, la plus vue par les gens est le côté physique Et les femmes de façon physique. C’est pourquoi, elle a donné de sages conseils : « Aux couples, ils faut qu’ils arrêtent. Car, les violences dans les foyers ont des impacts négatifs sur la vie des enfants principalement sur le côté moral, physique et sur leur éducation » a-t-elle conseillé.

A noter qu’au cours de la présente journée de sensibilisation, nombreux sous-thèmes ont été développé à savoir : la notion de genre et de sexe; les types de violences basées sur le genre; les causes; les conséquences et les solutions envisageables.

Une démarche pour les initiateurs d’offrir une occasion pour les participants d’avoir des connaissances approfondies sur la problématique.

Thierno Kalifatou Doumbouya et  Sékouba Kourouma

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