La préfecture de Kissidougou dans la région de Faranah est composée de 12 Sous-préfectures en plus de la commune urbaine. Les citoyens vivant dans cette partie de la Guinée sont essentiellement à vocation agropastorale. Même si le commerce et l’artisanat sont aussi pratiqués dans la zone.

Cependant, nos compatriotes vivant dans la commune urbaine et dans les 12 communes rurales (CR) sont confrontés à des difficultés énormes dans leur quotidien.

Manque de ressources pour les communes, insuffisance d’infrastructures dont certaines sont très vétustes, difficile cohabitation entre éleveurs et agriculteurs. Mais aussi et surtout des pistes rurales difficilement praticables parfois même en saison sèche. Alors que certains districts sont à près de 100 kilomètres du chef-lieu de la préfecture.     

Le Secrétaire Général chargé des collectivités décentralisées par intérim se réjouit de certaines réalisations faites dans sa localité par l’Etat et les partenaires. Emmanuel Sidibé sollicite aussi l’intervention de l’Etat pour désenclaver les zones de production.

« Le problème majeur que nous avons c’est l’accès souvent difficile à certaines communes rurales à cause de l’état de dégradation poussée des pistes rurales. Nous avons trois CR qui sont à 55 kilomètres du chef-lieu de la préfecture. Il s’agit de Banama, Albaderia et Manfra. La CR de Kondiadou est à 42 km mais l’un de ses districts est à 50 kilomètres du chef-lieu de la Sous-préfecture. Cela veut dire que si on part de la commune urbaine on fera près de 100 kilomètres pour arriver dans ce district régler un problème éventuel ».

Il ajoute : « L’état actuel des pistes rurales est une préoccupation majeure pour l’ensemble des citoyens de Kissidougou et particulièrement ceux des 12 CR. Celles-ci étant des zones de production par excellence. On y cultive du riz, du maïs, du café, etc.

C’est pourquoi, nous sollicitons auprès de l’Etat et des partenaires la réhabilitation des pistes rurales pour désenclaver les zones de production ».

M. Sidibé poursuit en disant que : « La préfecture de Kissidougou a 13 collectivités et dans l’ensemble tout se passe bien. Depuis 2022, des problèmes éclatent dans certaines collectivités et dès que nous sommes informés, on cherche des solutions concertées en parfaite intelligence avec les responsables locaux notamment les conseillers communaux, les responsables des districts et secteurs. Heureusement, il n’y a pas eu de débordement pour le moment ».

Il lance un appel à toute la population de continuer à cultiver la paix et la quiétude sociale. Selon Emmanuel Sidibé, les populations de sa localité vivent jusque-là dans l’harmonie, l’entente, la quiétude. Toutes choses qui favorisent le développement économique, social et culturel.  

Alhassane Barry

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