Une délégation de la commission nationale de vulgarisation des 35 résolutions du cadre de dialogue s’est rendue à Beidou, une commune rurale située à 20 kilomètres du chef-lieu de la préfecture. Là, jeunes, femmes, sages, patriarches, religieux et autorités locales se sont fortement mobilisés pour écouter avec attention les explications faites par Morlaye Soumah, Chef de mission.

 Mais avant, la délégation s’est rendu successivement à la résidence du sous-préfet, Adjudant-Chef Demba Keita entouré des proches collaborations et au vestibule où les sages leur ont réservé un accueil chaleureux avec les 10 noix de cola traditionnel en pays Kissi.

Dans son discours de bienvenue, le maire, Tamba Kittan Léno, visiblement joyeux, a rappelé que Beida ou Beidou signifie entente en kissien.

« Ici à Beidou, nous sommes un et indivisible, y a pas de partis politiques, y a pas d’ethnies, chacun est chez lui. L’entente et la cohésion règne et continuera à régner à BEIDOU . Et d’ailleurs entre les partis politiques existent le cousinage à plaisanterie. Ce qui est important pour nous tous c’est le développement de notre commune confronté à d’énormes difficultés. Principalement liées au désenclavement des zones de production, de la lutte contre l’insécurité devenu un fléau ces derniers temps et l’emploi des jeunes « , a déclaré l’élu local entouré des membres du conseil communal.

De son côté, le Sous-préfet, Adjudant-chef Demba Keita, a présenté des excuses à la population pour les désagréments liés à un problème de calendrier. Il se réjouit de la forte mobilisation des citoyens dont certains sont venus très loin. Au nom du Chef de l’Etat, Colonel Mamadi Doumbouya, il a exprimé à la population la nécessité de promouvoir le dialogue entre tous les fils et toutes les filles de Guinée à Conakry et à l’intérieur du pays. M. Keita a apprécié à sa juste valeur la venue de cette mission envoyée par les facilitatrices à savoir Dr Makalé Traoré (Porte-parôle), Madame Diallo Hadja Aicha Bah et Madame Guilao Josephine Léno Lénaud.

L’honneur est revenu ensuite au doyen de l’équipe, Jean Baptiste Tounkara, d’expliquer aux 140 participants dont 33 femmes les 35 résolutions du cadre de dialogue inclusif inter guinéen. Dans la langue du terroir kissien, M. Tounkara a tenu en haleine l’assistance 40 minutes durant autour des 35 résolutions du cadre de dialogue. Il n’a pas manqué de rappeler les dix étapes du chronogramme de la transition conclu entre les autorités guinéennes et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Au terme de cet atelier communal, le porte-parole des participants, Léon Lounceny Camara, président du district de Fermessadouba, Madame Yava Mara, présidente des femmes de Beidou, Fassa 2 Millimono, représentant des partis politiques, Jean Kourouma, président du conseil Sous-préfectoral de la jeunesse ont, tour à tour remercié le comité de vulgarisation pour cette belle initiative. Ils ont ensuite posé des doléances adressées aux autorités et aux partenaires techniques et financiers. au nombre de ces doléances on peut retenir : le reprofilage du tronçon carrefour Boué jusqu’à Banama en passant par Beidou Bardou appelé Axe 3 B distante de 47 kilomètres, la mise à disposition d’agents de sécurités en nombre suffisant, la promotion de l’emploi jeunes à travers l’investissement dans les secteurs porteurs de croissance. Ils rassurent tous avoir bien compris le message et promettent de continuer la vulgarisation dans les 13 districts que compte la commune. 

Visiblement satisfait, le chef de mission a salué la disponibilité des autorités de Kissidougou à tous les niveaux et l’engagement des populations pour la bonne vulgarisation des 35 résolutions. Morlaye Soumah, représentant de la coalition pour une transition démocratique (CTD), se réjouit de la réussite de cette mission. Pour lui, avant l’arrivée de la délégation, le terrain était déjà baliser à travers l’implication du ministère de l’administration de l’administration du territoire et de la décentralisation (MATD) qui a informé a temps le préfet de Kissidougou. Lui aussi à son tour a informé à temps les sous-préfets de Yendè et de Beidou.

Il à rappeler que la vulgarisation n’est pas à faire en un seul jour puisque c’est un processus. Il exhorte les autorités à prendre toutes les dispositions pour toucher aussi les 7 autres Sous-préfectures de Kissidougou qui n’ont pas encore bénéficié de la vulgarisation. Puisque, selon lui, l’information court vite et que ces 7 Sous-préfectures sont en attentes de recevoir les équipes de vulgarisations.

Alhassane Barry

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