Le département en charge de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’alphabétisation à travers le Service national de la formation continue, et l’accompagnement des partenaires multiplie des actions dans le cadre de la formation des enseignants guinéens.

 C’est dans cet ordre d’idée qu’il (ministère) a lancé ce mercredi, 13 décembre 2023 et pour deux jours, un atelier de planification des activités de déploiement de l’Initiative francophone pour la formation à distance des maitres (IFADEM).

Au cours de ces journées, il sera question de partager les éléments du projet IFADEM avec les acteurs clés du ministère et de toutes les parties prenantes en vue d’une bonne appropriation, de planifier les activités pour l’année 2024, d’identifier les acteurs clés et définir leurs rôles respectifs dans la mise en œuvre du projet, etc…

Selon Fassou Balla, Directeur général du Service de formation continue du MEPU-A, l’importance de cet atelier immense.

« Le concept n’est pas nouveau, mais la démarche est toute nouvelle par rapport aux réalités de la Guinée. Bien avant, nous faisions des formations à distance, mais on se focalisait juste sur l’aspect dur, c’est-à-dire qu’on faisait des enregistrements audio et puis, nous établissions des supports de formations dures qu’on envoyait sur le terrain et les gens se formaient. Cette fois-ci, nous allons travailler sur un dispositif hybride où les gens enseignants vont travailler sur un support dure mais vont aussi travailler sur un support numérique. Le département a déjà commandé 19.000 tablettes pour les enseignants et les encadreurs du pré-universitaire. Ces tablettes vont être alimentées par tous les documents ou les supports que nous allons élaborer dans le cadre de l’enseignement à distance. Nous sommes en train d’intégrer la dimension numérique qui va nous permettre de toucher les enseignants à distance, à travers le numérique. La formation à distance a deux avantages. C’est d’abord la massification des apprenants et, le second, c’est que la formation à distance va réduire systématiquement les coûts de la formation, parce que les enseignants seront formés au poste, sans être débauchés de leurs activités quotidiennes », a-t-il expliqué.

La mise en œuvre de cette initiative est soutenue par des partenaires du département tel que l’AFD et l’OIF à travers l’Institut de la Francophonie pour l’Éducation et la Formation (IFEF). Cette dernière était représentée par Mona Laroussi, Directrice. Dans la prise de parole celle-ci, elle a fait remarquer son institution accompagne cette initiative afin d’améliorer la qualité de l’éducation et de l’apprentissage dans l’éducation de base.

« On est dans l’optique d’améliorer les compétences des enseignants afin d’atteindre les éleves et d’améliorer la performance des élèves afin d’avoir les compétences pertinentes », dira-t-elle entre autres.

Pour sa part, le représentant de l’Agence Française de Développement (AFD), Moussa Doumbouya a affirmé que « cette séance est une belle opportunité pour la Guinée, dans le cadre de son intégration dans un groupe de 15 autre pays francophones ». Il a ensuite exhorté les participants qu’au « cours des travaux, d’essayer d’atteindre les objectifs qui ont été fixés pour pouvoir réaliser les résultats ».

Prenant la parole au nom de son ministre, le secrétaire général du MEPU-A fera savoir que cette initiative de l’IFADEM va résoudre beaucoup de problèmes liés à la formation des enseignants, notamment la réduction du coût autrefois très élevés de ces formations.

« Cette initiative vise à améliorer la qualité des enseignements-apprentissage en République de Guinée surtout dans son volet formation continue des maîtres. Et donc, cette initiative, une fois mise en place, va permettre aux enseignants de pouvoir se former sur place en étant en situation de classe. Elle va donc leur permettre d’acquérir des compétences qu’ils n’auraient pas pu acquérir autrement que par cette voie-là. Une fois que ces enseignants du primaire sont formés, ils vont justement permettre l’amélioration de la pédagogie. Cela aura un impact considérable sur les acquis des apprentissages. Il vous souviendra qu’en fin de CP, nous avons eu des évaluations dont les résultats n’étaient pas bons. Nous étions placés dans la sous-région, parmi les pays à faible performance en matière d’apprentissage. Et donc, cette initiative va nous permettre de relever ce déficit, ce défi. Elle fait partie d’une batterie de mesure que nous sommes en train de prendre », a lancé Julien Yombouno, secrétaire général du MEPU-A.

Youssouf Hawa Keita

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