Le harcèlement sexuel, le viol notamment sur mineurs et autres violences basées sur le genre (VBG) sont récurrents dans notre pays. Malgré les efforts des autorités appuyées par des partenaires, le constat est encore alarmant.   

Pour inverser cette tendance, le groupe de réflexion et d’influence pour les femmes (GRIF) mène plusieurs actions de sensibilisation et de plaidoyer cette semaine.

Ce jeudi, 30 Novembre, le GRIF a réuni une vingtaine d’acteurs étatiques et non étatique à Conakry pour un partage d’expérience.

Les participants ont constaté avec regret une recrudescence des cas d’agressions sexuelles en général, et particulièrement sur mineures

Selon Mariam Tendou Kamara, une des responsable du GRIF, le viol et torture, suivi de meurtre de la petite fille A. T, âgée de seulement 9 ans, dans son école Aboubacar Somparé de Dubréka, est un des nombreux cas qui déchirent les cœurs et donnent de l’effroi pour les filles et femmes de Guinée. Car, affirme-t-elle, aucun endroit, familles, écoles, mosquées, églises ou autres espaces publiques, ne garantit la sécurité des femmes et filles. Elles sont en danger partout, hélas!

 Dame Kamara regrette  l’absence de mesures fortes et de ressources accrues mises à disposition pour arriver à faire bouger les lignes au niveau des investigations, des poursuites et des jugements judiciaires,  en vue de corriger l’impunité grandissante dont bénéficient les auteurs/trices …. et complices des agressions en général,  et  en particulier les agressions sexuelles et les viols.

Au  regard  de  ce  constat peu reluisant et  pour  faire  face  à  cette impunité  qui  perdure  toujours vis-à-vis  des auteurs de ces crimes ignobles, elle  interpelle les autorités et l’opinion publique à soutenir toute action visant à rétablir les droits à la protection, à l’intégrité physique et morale, à la liberté de mouvement des  femmes et  filles sur toute l’étendue du territoire guinéen.

De son côté, la consultante et activiste de la société civile, Aissatou Billy Sow met l’accent sur la nécessité de former un nombre important de médecins légistes et les recruter à la fonction publique. Mais aussi la mise en place d’un tribunal spécial chargé de juger les cas de viol, la construction d’un complexe de prise en charge des victimes.

Elle a également recommandé la création d’un fichier national accessible en ligne des délinquants sexuels avec photos et leur identification dans les quartiers et communautés, la  création  d’un  site  web  dédié  pour  servir  à  la  diffusion  et  médiatisation  dans  la sphère  d’information  publique  des  procès  des  auteurs  d’agressions  et  des  condamnations prononcées, avec inscription au casier judiciaire.

Sans oublier la vulgarisation des textes de lois relatifs à la protection et à la promotion des droits des femmes et des enfants et le renforcement de la sensibilisation.

Alhassane Barry

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