Bientôt l’Institut International de Développement de la Coopération Sud-Sud et Triangulaire (IDCSST) sera créé. Et il aura son siège en Guinée. Une première pour notre pays d’abriter une institution internationale.

C’est dans cette perspective, qu’une conférence des ambassadeurs a été organisée ce lundi 4 septembre 2023 à Conakry par le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale à travers l’Agence guinéenne de la coopération technique (AGCT).

Objectif : Faire le plaidoyer en faveur de la création de l’Institut international de développement de la coopération Sud-Sud et triangulaire. Cette initiative ambitieuse a mobilisé les membres du gouvernement guinéen, des représentants du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l’Union européenne, de la Banque islamique pour le développement (BID), des hauts cadres de l’administration guinéenne et d’autres partenaires internationaux. L’institut a pour objectif de promouvoir la coopération technique entre les pays du Sud, offrant ainsi de nouvelles opportunités de développement économique et social pour la Guinée et d’autres nations en développement.

Pour le Représentant-Résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Guinée, Luc-Joël Grégoire, l’engagement du gouvernement guinéen à mobiliser la communauté internationale en faveur de cet institut est salutaire. Il a mentionné que le projet était parfaitement structuré et avait reçu le soutien de diverses organisations, notamment le G77, qui réunit 134 pays du Sud, les pays moins avancés (PMA) et l’Union africaine. Il a également exprimé son optimisme quant à l’aboutissement de cette initiative. Il note que des étapes importantes, telles que la 78e Assemblée générale de l’ONU, étaient prévues pour soutenir la mise en place de l’institut en Guinée.

Pour sa part, la ministre du Plan et de la Coopération internationale, Rose Pola Pricemou, a rappelé les étapes importantes de ce plaidoyer tout en soulignant les soutiens obtenus auprès des Assemblées des Pays les Moins Avancés (PMA), du forum politique de haut niveau des Nations unies, ainsi que des Banques de Développement Islamique (BID) et Africaine (BAD). Rose Pola a également lancé un appel aux partenaires techniques et financiers internationaux et aux diplomates en poste en Guinée pour qu’ils continuent à plaider en faveur de l’adhésion de leurs États à cette initiative :

« Aujourd’hui nous avons fait appel à nos partenaires, aux corps diplomatiques en Guinée, l’objectif étant qu’ils soient les oreilles de leurs Etats et qu’ils continuent de faire le plaidoyer auprès de leurs Etats, qui sont des Etats membres du Système des Nations unies en vue de l’obtention de leur adhésion. Aujourd’hui nous sortons avec beaucoup de satisfaction, des soutiens de la part des partenaires techniques et financiers de la part des pays qui nous accompagnent et nous pouvons qu’être encore plus résolument engagés pour abriter cet institut international », a indiqué la ministre.

La rareté des financements due à des crises multiples, telles que la pandémie de la Covid-19 et la guerre en Ukraine, a poussé les pays du Sud à réfléchir à de nouveaux modèles de coopération, affirme le ministre de l’Économie et des Finances, Moussa Cissé. Il a ensuite souligné que la coopération technique était tout aussi importante que la coopération financière.  Selon lui, l’Institut international de développement de la coopération Sud-Sud et triangulaire servira de plateforme pour partager des connaissances et des compétences techniques, comblant ainsi un besoin essentiel dans un contexte de ressources financières limitées.

Le ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, Alpha Bacar Barry, a mis en avant l’importance de cette initiative pour l’éducation et la formation professionnelle en Guinée. Il a souligné que la coopération Sud-Sud et triangulaire offrait un accès abordable à un savoir souvent adapté aux contextes tropicaux, renforçant ainsi la capacité du pays à produire et à diffuser des contenus de formation technique et professionnelle de haute qualité.

La Banque islamique de développement (BID) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sont partenaires de ce projet. Leurs représentants ont tour à tour réitérer leur volonté d’accompagner les autorités guinéennes dans la mise en œuvre de la feuille de route pour la création et l’opérationnalisation de l’IDCSST. ‘’La Banque Islamique de Développement est associée depuis le début du développement de cette initiative. Nous avons, en accord avec le ministère du plan et de la coopération internationale, et le PNUD, aidé à préparer les documents stratégiques. Aujourd’hui, nous réitérons notre intention à constituer à appuyer le gouvernement la suite de ce projet’’, rassure Alpha Boubacar Diallo, représentant résident de la BID.

Les représentants de l’Union européenne, de la Russie, du Japon, de la Chine, du Brésil et autres diplomates se sont engagés à soutenir la création de cet institut international dont le siège sera sur le territoire guinéen.

Cette rencontre des diplomates marque un pas significatif vers la concrétisation de cette institution.

Une initiative qui promet d’ouvrir de nouvelles perspectives de développement pour la Guinée et d’autres pays du Sud dans le domaine coopération internationale pour un avenir plus prospère.

Alhassane Barry

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici