Sur initiative du département en charge de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, le Directeur général du Musée national, Hamza Kaba entouré de ses cadres a procédé ce lundi 7 août 2023, au lancement officiel des travaux de récolement des objets du Musée national sis au quartier Sandervalia, dans la commune de Kaloum.

Selon nos informations, l’initiative rentre dans le cadre de la rénovation dudit Musée national née de la politique de refondation prônée par le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya.

Le but recherché est de connaitre le nombre d’objets du Musée national après l’inventaire. Et également, restaurer certains objets abîmés ou détériorés par l’humidité ou par autre cause, avant la mise en place du nouveau musée virtuel.

Aly Kouyaté, chef de division, conservation et restauration au Musée national, a indiqué en quoi consiste ce récolement : « Techniquement, nous avons reparti l’équipe en trois (3) parties. La première partie vient vers les pièces sur les étagères sous les rayons. C’est-dire les étagères sont composées de rayons. Nous voyons rayon par rayon et pièce par pièce, étagère. On les déplace pour les amener sur la table et des agents font l’enregistrement après avoir procédé au dépoussiérage. Moi en qualité de conservateur, je viens j’apprécier l’état de conservation. Si c’est bon, on marque sur la fiche. Parce qu’il y a des rubriques comme trace d’humidité, qu’on peut retrouver sur les objets. Si l’objet doit être restauré, on met dans l’observation à restaurer. Si l’objet doit être dépoussiéré ou traité, nous mettons sur la fiche, l’objet est à traiter. C’est-dire qu’après tous ces travaux de récolement. Il y a une équipe technique qui va se retrouver pour essayer de sélectionner les objets qui sont à restaurer. Et traiter aussi ceux qui sont à traiter. Nous ferons face à qui de droit pour le traitement des objets. »

A en croire le Directeur général du Musée, Hamza Kaba, « la dernière fois que cette activité s’est passée en Guinée, c’était en 1995. Ça fait 27 ans. Et c’est grâce aux nouvelles autorités, nous sommes parvenus aujourd’hui à débuter et à faire l’inventaire des objets… »

Poursuivant, il a expliqué de façon simple ce qui signifie le récolement et quels sont les tenants et aboutissants de ces travaux. « Ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui, c’est ce qu’on appelle dans le jargon des muséographies, le récolement. Le récolement est une activité qui consiste à faire l’inventaire de tous les objets du musée. C’est-à-dire la vérification générale et effective des objets du Musée comparé aux nombres qui se trouve dans les registres. Et quand on parle du Musée, c’est ça la vraie activité. Et le musée à deux rôles. L’exposition mais aussi la conservation. La conservation ne peut se faire que si l’on connait le nombre d’objets que nous avons et leur état de conservation. »

Plus loin,il ajoutera que « cette activité a commencé par la phase théorique que nous avions fait avec la direction de Musée des armées au camp Samory avec l’expert monsieur Severin Théa. Maintenant nous sommes dans la phase pratique qui a commencé. Cette phase pratique là, va nous prendre près de 35 à 40 jours. Parce que le Musée à plus de 12000 objets. Mais ce présent récolement concerne les objets ethnographiques qui sont au nombre de 2600. Il faut les faire sortir et regarder les numéros. La provenance des objets et faire le constat sur l’état de conservation. »

A rappeler que le futur musée virtuel qui sera mis en place par le département de la culture, du tourisme et de l’artisanat, sera la suite logique de l’aboutissement de ce projet de récolement qui permettra non seulement de connaitre le nombre exact des objets en bon état, mais aussi de procéder à la restauration objets qui doivent être restaurés au Musée national de Sandravalia.

Dramé

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