Créé récemment par l’arrêté /A/2023/302/ MPFEPV/CAB/SGG le groupe thématique genre a été officiellement lancé ce lundi, 24 juillet 2023, sous la présidence d’honneur de Aicha Nanette Conté, ministre de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables. Elle était en compagnie des partenaires techniques et financiers, ainsi que Plusieurs autres invités venus des différents départements ministériels.

Objectif est d’offrir un cadre permanent, dynamique, inclusif et structuré de concertation et de collaboration des acteurs clés pouvant contribuer à la promotion du genre. Mais également efficace et inclusive entre les ministères sectoriels, le secteur privé, les faitières des organisations de la société civile, les ONG nationales, le réseau des journalistes, les universités et les partenaires bi et multilatéraux sur les questions du genre.

A l’occasion, le ministre de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, Aicha Nanette, a signifié toute l’importance que le gouvernement accordé à la problématique du genre dans notre pays. Avant d’ajouter : « bien que représentant 52% de la population les femmes guinéennes sont confrontées encore à beaucoup de difficultés découlant des disparités sexistes et des pesanteurs socioculturelles qui ont pour conséquences la persistance des violences basée sur le genre avec un taux de 80,7%chez les filles et femmes âgées de 15 à 64 ans. »   

J’ose affirmer continue-t-elle la présente cérémonie est le couronnement des efforts de plusieurs mois de réflexions et de concertation que le ministère a organisé par le ministère et l’ensemble des acteurs autour de ce problématique pour aboutir enfin à la mise de cette plateforme  

Dr Gualbert GBEHOUNO, représentant par intérim du Système nations-Unis dira pour sa part que malgré les progrès accomplis en Guinée pour éliminer les disparités du genre, certains défis persistent et sont à l’origine de certaines inégalités. « Il existe encore des normes sociales et culturelles et des pratiques néfastes qui exacerbent les disparités entre les hommes et les femmes, entravant souvent l’accès des femmes et des filles à une éducation de qualité, aux services sociaux de base et des opportunités socio-économiques. En Guinée 46,5% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans ; 95% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales féminines ; 67% des femmes âgées de 15 à 49 pensent qu’il est justifié qu’un homme batte ou sa partenaire. Nous devons donc continuer à nous mobiliser et mutualiser nos efforts pour réaliser l’objectif de développement durable numéro cinq qui vise à parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles. Je suis convaincu que ce cadre de coordination autour de notre agenda commun, contribuera à l’égalité de genre et la réalisation des droits des femmes ; des adolescents et adolescentes, des filles et des garçons de Guinée », a-t-il dit en substance.

Il a enfin exhorté les partenaires techniques et financiers y compris les organisations de la société civile à s’investir pleinement pour bon le fonctionnement de cette initiative partagée.

Thierno Kalifatou Doumbouya

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