Après trois semaines de son inauguration, le constat n’est pas reluisant : les actes néfastes de l’homme sont visibles sur l’infrastructure. Le lustre est assombri, comme le constate notre reporter.

Des vendeurs installés à la rentrée du Pont en quittant vers Sanoyah, un garage moto visible sur les caniveaux sur la même ligne, les engins des policiers et des chauffeurs interpellés sont stationnés sous le pont, des éclairages publics allumés pendant toute la journée, des fous couchés sur les murettes du pont, des affiches collées un peu partout, l’image est crasseuse. Pourtant, cet échangeur de 117 mètres comprenant 5 travées, 4 bretelles et leurs raccordements sur les axes routiers existants, soit plus de 2 mille mètres de voiries a enchanté plus d’un d’autant plus que l’ouvrage permet notamment d’enjamber le carrefour en venant de Sonfonia-Cimenterie sur la route Le Prince.

 Le jour de l’inauguration de cette infrastructure, l’espoir était permis de voir cette partie de la capitale se désengorger. Mais, très vite, elle devient un lieu privilégié des déchets plastiques de tous genres et d’autres actes malsains des autres usagers et flâneurs.

 Ibrahima Diallo, vendeur tout près du pont Paul KAGAMÉ de Kagbelen explique : « Il y a eu beaucoup de changements depuis qu’ils ont inauguré le pont, mais sur notre commerce, on peut dire, il n’y a pas eu un grand changement. »

 Du côté des taxis motards, ils se frottent les mains maintenant par rapport aux années passées. Mamadou Aliou Keita, conducteur de moto taxi : « Actuellement nous gagnons beaucoup de clients par rapport au moment qu’ils étaient construction. Pendant ce temps, on n’avait même pas où s’arrêter pour prendre nos clients. Avant, on ne roulait que dans les quartiers. Mais après l’inauguration, nous gagnons même des déplacements. C’est qui nous fait gagner beaucoup d’argents d’ailleurs. Au moment des travaux, je ne gagnais que quatre-vingt mille francs guinéens (80.000 GNF) mais actuellement je gagne plus de cent vingt mille (120.000) par jour », témoigne-t-il. 

 Aujourd’hui, pour mieux garder le lustre, il y a lieu de poster des équipes de nettoyage du pont et de ses travées

 Amadou Oury Garaya, stagiaire

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